A la découverte de Séquana Déesse de la Seine

Quel était le vrai nom de la Déesse de la Seine ?

Les ouvrages historiques, les administrations et les associations diverses désignent toujours Séquana comme étant le nom de la Déesse de la Seine. Mais était-ce vraiment le cas ?

En d’autres termes, comment sait-on que la déesse s’appelait Séquana ?

La question mérite d’être posée puisqu’aucun écrit des Gaulois ne nous est parvenu. Les historiens soulignant même qu’ils ne pratiquaient pas l’écriture.

Il en allait différemment au sujet des Romains, des Grecs et, plus lointain, encore des Egyptiens. Ils connaissaient l’écriture. Ils ont relaté par écrit sur tablettes papyrus, fresques, etc.) les aventures, exploits et tribulations de leurs divinités respectives.

L’écriture n’apparut chez les Gaulois qu’au contact de la civilisation romaine – contacts parfois pacifiques et à d’autres moments plus brutaux comme ce fut le cas sous la poigne de Jules César qui lança ses légions à l’assaut de la Gaule.

Ce n’est donc qu’à partir du moment où les peuples gaulois (il y en avait plusieurs) se muèrent en civilisation gallo-romaine que l’écrit s’implanta, et donc l’usage du latin chez les lettrés. Au tout début d’ailleurs, l’enseignement de l’écriture se pratiquait essentiellement dans les monastères. Les documents « papier »  de cette époque (ou ce qui tenait lieu de papier à cette période de l’histoire) n’ont pas survécu. Seuls, nous sont parvenus des objets gravés d’un texte.

Des gravures au nom de Séquana.

Les objets de pierre ou de métal possèdent une longévité qui dépasse les siècles.

Lors des différentes campagnes de fouilles sur le site des sources de la Seine, les archéologues ont mis au jour dans les ruines du sanctuaire un grand nombre d’objets gravés du nom de Séquana. Il y avait là aussi bien des bijoux (en or) que des stèles de pierre. Certains d’entre eux formulant même une demande précise – un voeu – à la Dea Sequana. (Les textes, brefs puisqu’ils étaient sculptés, sont tous en latin.) Elle était nommément citée sous ce nom lors des demandes et remerciée sous ce même nom lorsqu’un voeu avait été exaucé.

C’est ainsi, grâce à la découverte de ces objets sculptés dans les ruines du sanctuaire, que l’on a su que la déesse de la Seine était désignée au temps des Gallo-romains sous le nom de Séquana.

Informations complémentaires.

L’écrivain et Fleuve-trotteur Patrick Huet qui a effectué une recherche très poussée au sujet de Séquana. Dans son livre « Le fabuleux passé des sources de la Seine, » il vous apporte des informations complémentaires. Entre autres, il vous décrit l’origine du nom de Séquana.

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