A la découverte de Séquana Déesse de la Seine

Qui est Séquana ?

Préambule.

« Séquana » est un terme que l’on retrouve de plus en plus dans les médias, les journaux d’actualités, les journaux d’informations ou d’économie, ainsi que dans les articles de blogs.

L’on rapporte en effet que Séquana était l’ancien nom de la Seine, ce n’est pas du tout le cas comme nous le verrons au fil de ces pages, mais cette fusion des deux termes (Séquana = Seine) a été si forte et est si abondamment diffusée de nos jours que cela suscite aussitôt l’intérêt et inspire les créateurs de projets pour l’utilisation de ce terme dans leur programme.

Mais bien avant que ce nom ne soit associé au fleuve (la Seine), Séquana fut d’abord un personnage, une divinité au prestige incomparable.

Pour vous la présenter, nous laisserons la parole à l’écrivain Patrick Huet qui a mené une étude très poussée à la fois sur Séquana et sur le passé antique des sources de la Seine. Les passages ci-dessous sont extraits de son livre « Le fabuleux passé des sources de la Seine » que vous trouverez en libraires ou après de votre bibliothèque municipale. Ces passages sont publiés ici avec l’autorisation de l’auteur.

Présentation de Séquana.

(Texte de Patrick Huet)

Séquana est une divinité gauloise. Elle était réputée dans l’Antiquité pour accomplir ce qu’on appelle aujourd’hui des miracles et possédait un double don. Le pouvoir de guérison et celui, tout aussi important, d’exaucer les voeux.

Origine de Séquana.

« Ainsi que nous l’avons vu au chapitre 1, les Gaulois portaient une vénération particulière aux sources en général et notamment aux sources de la Seine.

A un moment, il y eut un mouvement qui les conduisit à considérer qu’un être surnaturel résidait aux sources de la Seine, une divinité, une essence de nature spirituelle qui protégeait les lieux. Peut-être était-ce vraiment le cas, peut-être pas. Quoi qu’il en soit, pour les Gaulois, il en était ainsi : une divinité dotée de bienveillance résidait aux sources de la Seine. (Elle n’avait alors pas de forme particulière, c’était plus une présence.)

Après la défaite d’Alésia (en 52 avant notre ère)…. la divinité n’était plus une simple essence qu’on nommait entre soi « la Déesse de la Seine ». On la dota d’une forme humaine traduite par une sculpture que chacun pouvait contempler »

Une renommée considérable.

« En se promenant dans les allées gazonnées du beau parc des sources de la Seine (à 40 km de Dijon)…. jamais, on imaginerait qu’en ces lieux retirés il y eut un temps où des édifices impressionnants y avaient été érigés et que le site pétillait de voix innombrables.

Cela se passait dans l’Antiquité, peu après que Jules César eut conquis la Gaule.

La déesse Séquana y avait trouvé résidence, un temple s’y élevait en son honneur.

Des pèlerins venaient de loin dans l’espoir qu’elle leur accorderait la grâce d’une guérison.

Des boutiques, des terrasses, un immense bassin à ciel ouvert alimenté par une des sources où se baigner….

Le sanctuaire (qui comprenait le terrain, les édifices, le temple, les bassins, les canaux hydrauliques et les sources) isolé dans un vallon reculé connaissait une ferveur incroyable.

Pour vous donner une idée des dimensions, le temple présentait une façade de 57 m. La richesse de décoration, de marbre, de statues et d’autres objets précieux était fantastique.

Ainsi se présentaient les lieux de résidence de Séquana, la déesse de la Seine. »

Des guérisons et des voeux exaucés ou accomplis.

Une fréquentation aussi assidue a marqué le paysage (les ruines du sanctuaire sont encore visibles dans le parc) tout autant que les coeurs. Un nombre considérable d’objets ont été retrouvés lors des différentes campagnes de fouilles sur le site des sources. Des objets portés à Séquana pour la demande d’une guérison, mais aussi – ce qui est remarquable – des objets en remerciement d’un voeu formulé. Des gravures pour la plupart, des sculptures également dont certaines d’un haut niveau de facture dénotant l’importance du propriétaire.

Le domaine des sources.

Aujourd’hui, le domaine des sources appartient à la ville de Paris, cette dernière ayant acheté les parcelles de terrain pour y façonner un parc d’agrément au sein duquel vous trouverez une grotte accueillant les eaux de la source principale de la Seine. Là, au milieu du bassin, une sculpture de pierre blanche réfléchit la lumière du jour.

Pour en savoir plus.

Ces quelques passages du livre de Patrick Huet nous esquissent les grandes lignes du portrait de Séquana.

II ne nous est pas possible, bien sûr, de reproduire ici tout son livre.

Si vous souhaitez prolonger cette découverte, nous vous en rappelons le titre : « Le fabuleux passé des sources de la Seine » . (En cliquant sur le titre, vous parviendrez à sa page d’information chez l’éditeur.) Il est disponible en librairies.

N’oubliez pas non plus que vous pouvez aussi emprunter ce livre en bibliothèque.

Remarque importante sur la sculpture de la grotte.

Cette sculpture posée sur les eaux de la source de la Seine, chacun la confond avec celle de Séquana.

Dans un premier temps, Patrick Huet pensait qu’il s’agissait simplement d’un écart de langage, que le graveur de la plaque avait noté « nymphe de la Seine » à la place de « déesse de la Seine » par facilité, ou parce que le terme lui paraissait plus agréable à l’oreille.

Comme les autres visiteurs, le Fleuve-trotteur désigna donc cette sculpture comme représentant Séquana.

Mais au bout d’un moment, il releva un certain nombre d’incohérences. Il reprit alors de nouvelles recherches pour éclaircir ce point. Au terme de celle-ci, Patrick Huet découvrit qu’il ne s’agissait pas juste d’une « facilité » de langage, mais d’une véritable confusion entre les deux personnages. L’information était si importante qu’il publia ses découvertes dans une brochure s’intitulant « Séquana, nymphe ou déesse de la Seine ? » .

Nous partageons avec vous cette information inédite, à la page suivante : « livre Séquana » .

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