A la découverte de Séquana Déesse de la Seine

Voici la deuxième représentation de Séquana déesse de la Seine.

Cette sculpture, un bronze, la montre debout dans sa barque. Photo prise par Patrick Huet au musée archéologique de Dijon. La sculpture est protégée dans un caisson de verre, ce qui explique les reflets et les divers jeux de lumière.

Séquana déesse de la Seine.  Photo de Patrick Huet.

Historique. Une découverte de Henry Corot.

Cette sculpture fut découverte au cours de la deuxième campagne de fouilles (organisée par l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon) en 1932 et dirigée par Monsieur Henry Corot.

Henry Corot souligne que Séquana porte sur de sa robe un vêtement de cérémonie appelé la « Palla ».

Lorsqu’on examine la sculpture, les cheveux de la déesse sont retenus par un diadème. Son visage est empreint de sérénité et son maintien évoque la générosité, le tout rehaussé par un ciselage très fin qui met en valeur chacun de ses traits.

La sculpture ne porte pas de nom, mais Henry Corot, après étude de son maintien, de ses habits, ainsi que différents détails historiques en conclut qu’il s’agissait de la représentation de la déesse des lieux.

Elle fut découverte cachée sous une lourde pierre, sans doute pour la préserver hâtivement de l’avidité d’une bande de pillards ou de la folie de vandales qui s’approchaient, car le sanctuaire eut malheureusement à subir des assauts qui finirent par le détruire.

Une autre sculpture fut également retrouvée dans la même cachette, celle d’un faune dont nous parlerons dans une page ultérieure.

Remarque.

La première photo de la déesse (en pierre dont il manque la tête) fut découverte durant la première campagne de fouilles et ne porte pas non plus de nom gravé sur son socle. Ce n’est qu’à l’étude de différents points (comme la majesté de son assise) que l’on en a conclu qu’il s’agissait de Séquana.

Fermer le menu