A la découverte de Séquana Déesse de la Seine

« Séquana la légende de la Seine »

Questions sur le livre.

Avant qu’il ne publie « le fabuleux passé des sources de la Seine », Patrick Huet avait édité quelques années auparavant un autre titre relatif à Séquana et aux sources de ce fleuve, ouvrage qui s’appelait « Séquana la légende de la Seine » .

Ces deux ouvrages ayant pour objet Séquana et des événements se déroulant aux sources de la Seine. Or, il s’agit de deux livres qui n’ont rien absolument rien en commun.

Séquana la légende de la Seine par Patrick Huet

Nous vous présenter ci-dessous ces différences.

1) Quelle différence entre ce livre et celui intitulé « Le fabuleux passé des sources de la Seine » ?

Réponse.

Ce livre « Séquana la légende de la Seine » est une fiction, à l’inverse du « fabuleux passé… » qui est un ouvrage documentaire (une monographie), une étude concrète et une recherche exhaustive de ce qui s’est déroulé aux sources de la Seine (fondée sur les découvertes des fouilles archéologiques) et dont un chapitre est consacré à la déesse Séquana et à son origine.

2) Pourquoi ce livre ? Ne risque-t-il pas de créer une confusion avec la réalité, puisque les deux ouvrages sont du même auteur Patrick Huet ?

Pour comprendre l’écriture et la publication de Séquana la légende de la Seine, il faut remonter à 2004.

Cet été-là, Patrick Huet s’était engagé dans un long périple – longer toute la Seine à pied, en partant de la source pour arriver à la mer.

Il faut rappeler qu’à cette époque, Patrick Huet ne connaissait que le nom de Dea Sequana, et cela comme une divinité personnifiant le fleuve Seine. Il ne voulait d’ailleurs pas en savoir davantage. Plus que tout, il tenait à découvrir le fleuve sans aucun a priori, par son propre ressenti avec une virginité d’esprit totale. En d’autres mots, il voulait savourer chaque particularité de la Seine en les découvrant au fur et à mesure de sa marche le long des berges.

Le « Fleuve-trotteur » avait uniquement calculé le nombre de kilomètres entre chaque étape pour gérer son temps de marche, mais il ne voulait rien savoir de plus quant aux lieux et aux histoires locales avant de s’y rendre lui-même sur place.

Découverte de Séquana la nymphe de la Seine.

Ce n’est qu’une fois à la source (où il organisa une rencontre de départ) qu’il apprit que Séquana n’était pas une simple personnification du fleuve Seine, une vue de l’esprit détachée de tout support concret, mais un personnage surnaturel auquel croyaient ardemment les Gallo-romains.

On lui fit visiter le parc des sources et on lui présenta cette magnifique sculpture portant le titre de « La nymphe de la Seine » qui avait été ciselée au XIX° siècle en son honneur et installée ici dans une grotte artificielle lors de la création du parc. (Il apprit bien après qu’il s’agissait d’une erreur de dénomination, et que cette représentation aurait dû s’appelait « la déesse de la Seine » .)

On lui parla aussi des ruines du sanctuaire. Mais à cette époque (juillet 2004), cette zone archéologique cernée d’une forte clôture était recouverte d’arbustes et de broussailles. (Depuis la zone a été défrichée et les ruines sont de nouveau visibles).

Naissance de la légende de la Seine.

En débutant sa longue marche, Patrick Huet ne savait donc que cela :

a) Séquana était un personnage surnaturel qui résidait aux sources de la Seine, peut-être une nymphe. Les Gaulois croyaient en sa présence et la percevaient comme protectrice des lieux.

b) On y avait trouvé les ruines d’un sanctuaire.

Un fait inattendu s’ajouta bientôt à ces deux points.

Dans les forêts proches de la source, il aperçut par hasard un arbre déraciné dont les racines avaient pris au fil du temps la forme d’un squelette de dinosaure. L’image en était si frappante qu’il en fit des clichés.

Les longueurs de la marche favorisant l’inspiration, deux jours plus tard, l’idée d’une histoire jaillit subitement. En quelques instants, tout le tableau se dessina au fil de son imagination.

De quoi parle le livre Séquana la légende de la Seine ?

Voici le fil conducteur de cette histoire.

Il y eut autrefois, au temps des premiers Celtes, un combat fantastique entre la merveilleuse Séquana qui résidait aux sources de la Seine et un monstre épouvantable, issu des profondeurs d’un marécage, qui ravageait les environs. Au terme d’un terrible combat, Séquana finit par vaincre le monstre et le pétrifia.

3) Pourquoi ce titre « Légende de la Seine » ? N’y a-t-il pas là encore un risque de confusion avec la réalité ?

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une légende d’aujourd’hui.

En bref, il ne s’agit pas d’une légende que les hommes d’aujourd’hui se racontent, mais d’une légende que les Celtes d’autrefois se transmettaient.

L’histoire, qui se déroule au temps des Celtes, démarre ainsi.

Un barde s’aventure depuis quelque temps à la source de la Seine. A chaque visite, il surprend dans l’eau le reflet fugace d’un visage dans l’eau.

Or, il se trouve que cette source est interdite.

Les chefs de clans de la région s’étaient réunis à une époque et ont interdit aux habitants de s’approcher de la source. Ils ont même interdit que soit prononcé le nom de Séquana et l’évocation des « filles de l’eau ». Quiconque brave cette interdiction est puni de mort.

Qu’est-ce que la légende de la Seine ?

La légende de la Seine n’est pas la légende des hommes d’aujourd’hui, mais la légende que se répétaient (à voix basse pour ne pas se faire repérer) ces Gaulois de jadis. Cette légende selon laquelle il existait, du temps des pères de leurs pères, un être d’une beauté extraordinaire (peut-être une nymphe, peut-être une sirène)  qui résidait à la source de la seine et en protégeait les lieux.

Mais leur souvenir en est si vague que ce n’est qu’une légende, qu’il ne faut surtout pas exprimée ouvertement sous peine d’être pourchassé farouchement par les séides des chefs de clans.

4) Qu’est-ce qui a inspiré l’écriture de l’autre livre, celui ancré dans la réalité « le fabuleux passé des sources de la Seine » ?

L’écriture du livre « Séquana la légende de la Seine » s’est effectuée quasiment dans l’instantané, car bercée par les saveurs de la marche le long du fleuve.

Ce n’est qu’après son retour que Patrick Huet, en classant ses notes s’est interrogé sur différents points qui avaient suscité son intérêt. Il voulut en découvrir davantage sur la source de la Seine, sur Séquana et sur le domaine qui lui avait été consacré. Il n’imaginait pas alors à quel point ce passé était riche et fabuleux. Les recherches furent longues et passionnantes.

Une déesse de la Seine et non pas une nymphe.

C’est ainsi qu’il découvrit que Séquana était non pas une nymphe, mais une déesse de toute première importance.

Quand la fiction rejoint la réalité.

Un fait remarquable est à noter.

Dans l’histoire que Patrick Huet avait imaginée, les chefs de clans avaient interdit aux habitants de prononcer le nom de Séquana et de l’évoquer d’une quelconque manière. Cette règle de fer durait déjà depuis 1 000 ans lorsque débute l’histoire.

Il est singulier de constater que dans la vie réelle, après avoir détruit le sanctuaire de Séquana, les autorités d’alors ont tout fait pour effacer son nom de la mémoire du peuple et que ceci perdura pendant plus de mille ans, jusqu’en 1836 où Henry Baudot redécouvrit les sources de la Seine, les ruines du sanctuaire et bientôt Séquana elle-même que nul ne connaissait.

Informations complémentaires sur la Seine et sur Séquana.

Pour mieux comprendre les deux ouvrages, et pour aller plus loin dans la découverte de la Seine et de Séquana, nous vous invitons à découvrir les ouvrages suivants.

Pour le premier livre (une fiction rappelons-le), cliquez sur « Séquana la légende de la Seine » .

Pour le deuxième, un documentaire qui retrace la confusion entre nymphe et déesse de la Seine : cliquez sur « nymphe de la Seine » .

Pour le troisième, un documentaire également, qui décrit les recherches et les découvertes historiques sur Séquana et sur les sources de la Seine, cliquez sur « Le fabuleux passé des sources de la Seine »  .

Bonne lecture.

Fermer le menu